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Bienvenue sur Fédération Extérieure du Parti Breton |
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Editorial Bienvenue sur le site de la Fédération Extérieure du Parti BretonLa Fédération Exterieure du Parti Breton a pour but de rassembler les adhérents du Parti Breton qui ne résident ni en Bretagne, ni en Ile de France. Cela est maintenant rendu possible grace au nouvelles technologies de communications et notamment Internet qui offre de nombreuses possibilités. C' est donc via ce site Internet que les adhérents ( et futurs adhérents ) peuvent participer et se tenir au courant de la vie du Parti. Désormais, avec la mise en place de la rubrique " Participez ! ", les adhérents peuvent exercer une part active de la vie du site, en proposant des articles, mais aussi discutant et débattant sur le Café Breton ! Maintenant, vous pouvez aussi nous proposer des liens vers des vidéos que nous ajouterons dans notre nouvelle rubrique Fedext TV (soit par le Café Breton, soit par Mail.).Nous avons mis en place un nouveau sondage, pour récolter vos avis concernant un Parlement Breton. Le site soutient toujours la création d' un .bzh, alors n' hésitez pas à signer la petition en allant sur bzh.geobreizh.com. N' hésitez pas non plus à vous inscrire à notre newsletter. Enfin, nous vous rappelons que le propos tenus dans la partie "Le PB et vous" de ce site n' engagent que leus auteurs, et en aucun cas ne saurait être des prises de positions officielles du Parti Breton. Les communiqués figurent, quant à eux, dans la rubrique "Dossiers".En vous souhaitant bonne visite sur nos pages, a galon vat, Alexandre Delin, Secrétaire de la Fédération Exterieure du Parti Breton |
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Les 5 dernières nouvelles |
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Traité de Lisbonne : Non a l'europhobie ambiante!
- par Alexandre
Suite au rejet du Traité de Lisbonne le 12 juin dernier par les électeurs irlandais, les europhobes de
service, de l'extrême droite à l'extrême gauche, se déchainent avec une violence presque sans
précédent contre le projet européen, que certains souhaiteraient voir enterré, bloqué ou mis en
pause.
Le non irlandais est présenté sans arrêt comme une victoire de la démocratie contre un projet
européenne qui ne serait pas passé par les citoyens et par la démocratie directe. Ce mensonge se
fonde sur un des mythes les plus tenaces, celui selon lequel il n'y aurait de démocratie que dans
« les peuples », mot bien pratique pour désigner en réalité le cadre étriqué de l'État-Nation. Ce qui
distingue les europhobes, c'est le caractère profondément réactionnaire de leur attitude : nous ne
sommes plus au XIXe siècle, et l'État n'est plus le seul cadre de référence de la démocratie.
La grande mode actuelle consiste à dire qu'il faudait consulter « les peuples », qu'on ne pourrait pas
faire « l'Europe contre les peuples ». Mais ce n'est pas au cadre de l'État-Nation de déterminer quel
doit être le projet européen, et ce n'est pas en tant qu'irlandais ou que breton que les citoyens vont
pouvoir déterminer quel doit être le projet européen : imagine-t-on en France une consultation ville
par ville pour savoir si il faut modifier la constitution ? Il est admirable de noter que le 12 juin, un
citoyen européen ( par exemple allemand) résidant en Irlande ne pouvait pas voter. Ce référendum
comme les autres est purement national et son résultat ne doit donc en rien influer sur la
construction européenne. Ce ne sont pas les « peuples » , les États-nations qui doivent décider de
l'avenir de l'Europe, mais les citoyens, pris dans le seul cadre valable et acceptable, le cadre
européen. Les États-nations sont responsables des guerres et des atrocités qu'a trop connu l'Europe
ces dernières décennies. Le projet européen qui consiste a construire une Europe fédérale a toujours
eu pour but dès le départ de relativiser le rôle des nations, et de ne pas en faire le centre de la
construction européenne. Cette logique doit être maintenue. Seul un référendum européen avec des
débats à l'échelle européenne a la légitimité pour dire à quoi doit ressembler l'Europe, ce qui
implique la suppression des débats nationaux et la création de débats exclusivement européens.
Le mythe de l'Europe incontrôlable et échappant aux citoyens est certes faux, mais il est vrai que
l'Union Européenne doit encore accomplir des progrès pour être totalement démocratique. Cela ne
peut passer que par un renforcement du Parlement Européen, organe élu démocratiquement par les
citoyens. Or qui aujourd'hui détient l'essentiel du pouvoir dans les institutions européennes, qui peut
contourner les décisions du Parlement Européen ? Les États et leurs gouvernements. Transférer les
compétences nécessaires à un pouvoir européen autonome, fédéral et légitimé directement par le
Parlement Européen, non par les réunions de diplomates des États-membres, voilà la solution pour
une Europe plus démocratique.
Voilà aussi pourquoi ceux qui sont contre l'augmentation des compétences propres de l'Europe sont
contre une Europe démocratique : ils veulent maintenir le pouvoir des États-membres et du Conseil,
et de ses procédures peu transparentes, au détriment du Parlement Européen.
Et que l'on cesse une bonne fois pour toute de s'acharner pour la Commission, qui rappelons le ne
dispose que du droit d'initiative législative, et ne fait qu'appliquer les textes que les États-membres
et le Parlement Européen adoptent.
Une des erreurs ambiantes consiste aussi à focaliser l'attention sur les politiques à mener par l'Europe
: ainsi on entend régulièrement que l'Europe devrait s'occuper de pouvoir d'achat ou d'énergie plutôt
que d'augmenter ses compétences. Ce mensonge qui consiste a vouloir mettre la charrue avant les
boeufs doit être dénoncé. Comment l'UE pourrait-elle mener des politiques sociales alors
qu'aujourd'hui il faut l'unanimité des États-membres pour prendre des décisions sur ce sujet ?
Arrêtons l'hypocrisie : l'UE ne peut pas s'occuper du pouvoir d'achat des gens si on ne commence
pas par dépouiller les États de cette compétence pour la donner aux institutions européennes, en
limitant le pouvoir des États dans ces institutions sur ce domaine et en faisant du Parlement
Européen le décideur central si ce n'est unique sur la question.
Les attaques qui sont menées en règle contre les politiques actuellement menées par « Bruxelles »,
c'est à dire en réalité par les gouvernements des États-membres, sont également de l'ordre des
amalgames de mauvais goût : parce que le Parlement Européen a passé une directive en matière
d'immigration qui reflète les choix électoraux des européens (oui les européens ont voté
massivement à droite en 2004, il est temps de le découvrir 4 ans après), certains vont remettre en
question la construction européenne : si demain le maire de votre commune prend une mesure qui
ne vous convient pas, est ce que vous allez demander la suppression du Conseil municipal et de la
fonction de maire ?
Chacun doit assumer ses responsabilités, a commencer par les citoyens eux-même : il est trop facile
de se plaindre que l'Europe ne « prend pas mon avis en compte » quand on voit que le taux
d'abstention aux européennes de 2004 atteint 50%. Ne pas voter au Parlement Européen, ou voter
contre le Traité de Lisbonne qui élargit ses pouvoirs, c'est voter pour que les gouvernements
nationaux et leurs pratiques opaques gardent le pouvoir en Europe. On ne peut pas se plaindre d'un
coté que l'Europe n'est pas assez démocratique tout en réclamant de l'autre coté qu'elle mène des
politiques précises qui nécessiteraient un élargissement des compétences de ces institutions
prétendument non démocratiques !
Dans l'immédiat, il faut élargir les compétences du Parlement Européen au détriment du Conseil, et
des compétences exclusives de l'Union au détriment des États-membres. En adoptant le Traité de
Lisbonne lors d'un référendum européen -il n'est pas encore trop tard pour cela- et en s'asseyant sur
les référendums nationaux qui n'ont aucune valeur pour l'échelle européenne : ce que le maire de
Paris demande par consultation à ses administrés ne doit pas engager le gouvernement français, il
doit en aller de même pour l'Europe.
Avec comme objectif a terme la construction d'une Europe fédérale (car tel a toujours été et reste
toujours le but du projet européen, tout le reste n'étant qu'opposition a la construction européenne)
légitimée par les citoyens a l'échelle européenne, une Europe forte de sa diversité culturelle.
S.B.
Suite au rejet du Traité de Lisbonne le 12 juin dernier par les électeurs irlandais, les europhobes de
service, de l'extrême droite à l'extrême gauche, se déchainent avec une violence presque sans
précédent contre le projet européen, que certains souhaiteraient voir enterré, bloqué ou mis en
pause.
Le non irlandais est présenté sans arrêt comme une victoire de la démocratie contre un projet
européenne qui ne serait pas passé par les citoyens et par la démocratie directe. Ce mensonge se
fonde sur un des mythes les plus tenaces, celui selon lequel il n'y aurait de démocratie que dans
« les peuples », mot bien pratique pour désigner en réalité le cadre étriqué de l'État-Nation. Ce qui
distingue les europhobes, c'est le caractère profondément réactionnaire de leur attitude : nous ne
sommes plus au XIXe siècle, et l'État n'est plus le seul cadre de référence de la démocratie.
La grande mode actuelle consiste à dire qu'il faudait consulter « les peuples », qu'on ne pourrait pas
faire « l'Europe contre les peuples ». Mais ce n'est pas au cadre de l'État-Nation de déterminer quel
doit être le projet européen, et ce n'est pas en tant qu'irlandais ou que breton que les citoyens vont
pouvoir déterminer quel doit être le projet européen : imagine-t-on en France une consultation ville
par ville pour savoir si il faut modifier la constitution ? Il est admirable de noter que le 12 juin, un
citoyen européen ( par exemple allemand) résidant en Irlande ne pouvait pas voter. Ce référendum
comme les autres est purement national et son résultat ne doit donc en rien influer sur la
construction européenne. Ce ne sont pas les « peuples » , les États-nations qui doivent décider de
l'avenir de l'Europe, mais les citoyens, pris dans le seul cadre valable et acceptable, le cadre
européen. Les États-nations sont responsables des guerres et des atrocités qu'a trop connu l'Europe
ces dernières décennies. Le projet européen qui consiste a construire une Europe fédérale a toujours
eu pour but dès le départ de relativiser le rôle des nations, et de ne pas en faire le centre de la
construction européenne. Cette logique doit être maintenue. Seul un référendum européen avec des
débats à l'échelle européenne a la légitimité pour dire à quoi doit ressembler l'Europe, ce qui
implique la suppression des débats nationaux et la création de débats exclusivement européens.
Le mythe de l'Europe incontrôlable et échappant aux citoyens est certes faux, mais il est vrai que
l'Union Européenne doit encore accomplir des progrès pour être totalement démocratique. Cela ne
peut passer que par un renforcement du Parlement Européen, organe élu démocratiquement par les
citoyens. Or qui aujourd'hui détient l'essentiel du pouvoir dans les institutions européennes, qui peut
contourner les décisions du Parlement Européen ? Les États et leurs gouvernements. Transférer les
compétences nécessaires à un pouvoir européen autonome, fédéral et légitimé directement par le
Parlement Européen, non par les réunions de diplomates des États-membres, voilà la solution pour
une Europe plus démocratique.
Voilà aussi pourquoi ceux qui sont contre l'augmentation des compétences propres de l'Europe sont
contre une Europe démocratique : ils veulent maintenir le pouvoir des États-membres et du Conseil,
et de ses procédures peu transparentes, au détriment du Parlement Européen.
Et que l'on cesse une bonne fois pour toute de s'acharner pour la Commission, qui rappelons le ne
dispose que du droit d'initiative législative, et ne fait qu'appliquer les textes que les États-membres
et le Parlement Européen adoptent.
Une des erreurs ambiantes consiste aussi à focaliser l'attention sur les politiques à mener par l'Europe
: ainsi on entend régulièrement que l'Europe devrait s'occuper de pouvoir d'achat ou d'énergie plutôt
que d'augmenter ses compétences. Ce mensonge qui consiste a vouloir mettre la charrue avant les
boeufs doit être dénoncé. Comment l'UE pourrait-elle mener des politiques sociales alors
qu'aujourd'hui il faut l'unanimité des États-membres pour prendre des décisions sur ce sujet ?
Arrêtons l'hypocrisie : l'UE ne peut pas s'occuper du pouvoir d'achat des gens si on ne commence
pas par dépouiller les États de cette compétence pour la donner aux institutions européennes, en
limitant le pouvoir des États dans ces institutions sur ce domaine et en faisant du Parlement
Européen le décideur central si ce n'est unique sur la question.
Les attaques qui sont menées en règle contre les politiques actuellement menées par « Bruxelles »,
c'est à dire en réalité par les gouvernements des États-membres, sont également de l'ordre des
amalgames de mauvais goût : parce que le Parlement Européen a passé une directive en matière
d'immigration qui reflète les choix électoraux des européens (oui les européens ont voté
massivement à droite en 2004, il est temps de le découvrir 4 ans après), certains vont remettre en
question la construction européenne : si demain le maire de votre commune prend une mesure qui
ne vous convient pas, est ce que vous allez demander la suppression du Conseil municipal et de la
fonction de maire ?
Chacun doit assumer ses responsabilités, a commencer par les citoyens eux-même : il est trop facile
de se plaindre que l'Europe ne « prend pas mon avis en compte » quand on voit que le taux
d'abstention aux européennes de 2004 atteint 50%. Ne pas voter au Parlement Européen, ou voter
contre le Traité de Lisbonne qui élargit ses pouvoirs, c'est voter pour que les gouvernements
nationaux et leurs pratiques opaques gardent le pouvoir en Europe. On ne peut pas se plaindre d'un
coté que l'Europe n'est pas assez démocratique tout en réclamant de l'autre coté qu'elle mène des
politiques précises qui nécessiteraient un élargissement des compétences de ces institutions
prétendument non démocratiques !
Dans l'immédiat, il faut élargir les compétences du Parlement Européen au détriment du Conseil, et
des compétences exclusives de l'Union au détriment des États-membres. En adoptant le Traité de
Lisbonne lors d'un référendum européen -il n'est pas encore trop tard pour cela- et en s'asseyant sur
les référendums nationaux qui n'ont aucune valeur pour l'échelle européenne : ce que le maire de
Paris demande par consultation à ses administrés ne doit pas engager le gouvernement français, il
doit en aller de même pour l'Europe.
Avec comme objectif a terme la construction d'une Europe fédérale (car tel a toujours été et reste
toujours le but du projet européen, tout le reste n'étant qu'opposition a la construction européenne)
légitimée par les citoyens a l'échelle européenne, une Europe forte de sa diversité culturelle.
S.B. 
Point BZH, les collectivités bretonnes doivent s’engager financièrement
- par Parti breton
Sur le modèle catalan du .CAT, diverses initiatives en Bretagne depuis 3 ans ont permis au .BZH de devenir peut-être bientôt une réalité et ceci avec l’appui des principales collectivités bretonnes dont le Conseil régional de la Bretagne administrative qui a, par exemple, participé financièrement à l’étude de faisabilité portant sur la mise en place du .BZH .
Or, pour la réalisation effective de ce projet fédérateur, le budget nécessaire se monte à 300 000 € notamment pour les frais auprès de l’instance internationale de régulation d’internet, ICANN. Curieusement, le Conseil régional de la Bretagne administrative ne semble plus vouloir s’engager financièrement sur ce dossier laissant les porteurs du projet faire la tournée des possibles financeurs privés. Or, il s’agit là d’un projet d’intérêt général : il est donc surprenant de constater la frilosité de la collectivité régionale sur ce dossier. Pour mémoire et pour faire un parallèle, cette même collectivité régionale n’a pas hésité à dépenser plus de 500 000 € de subventions pour l’édition de la revue « Bretagne(s) » depuis 2005, et ceci dans des conditions assez particulières comme nous l’indiquions il y a 3 ans (1) .
La mise en place du .CAT a été largement financée par le gouvernement catalan et le gouvernement écossais vient d’annoncer son soutien à la création du .SCO ; la même démarche est en cours au Pays de Galles avec le soutien de l’exécutif gallois au .CYM ; et ce ne sont que 3 exemples parmi d’autres.
Pour le Parti Breton, ce dossier .BZH est l’exemple même d’un projet d’intérêt général pour la Bretagne. Il permettrait, à peu de frais, aux acteurs locaux de bénéficier de l’image positive de la Bretagne et d’obtenir une meilleure visibilité. A ce titre, il nécessite clairement le soutien financier des 5 départements et du Conseil régional.
Pour le Parti Breton,
Le Président,
Gérard Olliéric
Sur le modèle catalan du .CAT, diverses initiatives en Bretagne depuis 3 ans ont permis au .BZH de devenir peut-être bientôt une réalité et ceci avec l’appui des principales collectivités bretonnes dont le Conseil régional de la Bretagne administrative qui a, par exemple, participé financièrement à l’étude de faisabilité portant sur la mise en place du .BZH .
Or, pour la réalisation effective de ce projet fédérateur, le budget nécessaire se monte à 300 000 € notamment pour les frais auprès de l’instance internationale de régulation d’internet, ICANN. Curieusement, le Conseil régional de la Bretagne administrative ne semble plus vouloir s’engager financièrement sur ce dossier laissant les porteurs du projet faire la tournée des possibles financeurs privés. Or, il s’agit là d’un projet d’intérêt général : il est donc surprenant de constater la frilosité de la collectivité régionale sur ce dossier. Pour mémoire et pour faire un parallèle, cette même collectivité régionale n’a pas hésité à dépenser plus de 500 000 € de subventions pour l’édition de la revue « Bretagne(s) » depuis 2005, et ceci dans des conditions assez particulières comme nous l’indiquions il y a 3 ans (1) .
La mise en place du .CAT a été largement financée par le gouvernement catalan et le gouvernement écossais vient d’annoncer son soutien à la création du .SCO ; la même démarche est en cours au Pays de Galles avec le soutien de l’exécutif gallois au .CYM ; et ce ne sont que 3 exemples parmi d’autres.
Pour le Parti Breton, ce dossier .BZH est l’exemple même d’un projet d’intérêt général pour la Bretagne. Il permettrait, à peu de frais, aux acteurs locaux de bénéficier de l’image positive de la Bretagne et d’obtenir une meilleure visibilité. A ce titre, il nécessite clairement le soutien financier des 5 départements et du Conseil régional.
Pour le Parti Breton,
Le Président,
Gérard Olliéric 
Comédie française
- par Alexandre
De la revue "Nature"
Les langues régionales et minoritaires devraient être protégées, en France et ailleurs.
Quelle horreur ! Les 40 membres prestigieux de l'Académie française sautillent sur leurs fauteuils, exaspérés de la proposition de loi de l'Assemblée Nationale qui ferait figurer les langues régionales telles que le breton, l'occitan, le corse, l'alsacien, le catalan et le basque dans la constitution en tant que partie du patrimoine national. Les membres sont particulièrement outrés que les langues régionales soient mentionnées dans le premier article de la constitution, qui définit la France comme une république indivisible, laïque, démocratique et sociale, avant le deuxième article, qui désigne le français comme la langue officielle. L'académie, créée en 1635 pour préserver la pureté de la langue française, a voté unanimement ce mois-ci pour condamner la proposition de loi comme "défiant la logique", et étant une menace pour la nation.
En réalité, "défiant la logique" est une description pertinente du vote lui-même. La mondialisation menace d'ores et déjà la moitié de 6000 à 7000 langues du monde d'extinction. Ce serait une perte dramatique pour l'humanité et la compréhension que nous en avons, au moins parce que la connaissance et la culture sont inexorablement liées avec les langues dans lesquelles elles ont évolué.
Les langues s'enrichissent également entre elles, et fournissent de la matière pour la recherche en linguistique et en histoire. L'autre grande académie de France, l'Académie des Sciences, devrait se faire entendre sur ce sujet.
Le multilinguisme a d'autres atouts pratiques. Les scientifiques français qui parlent des langues régionales en plus de leur langue maternelle attestent que le bilinguisme précoce les a aidés à maîtriser l'anglais et d'autres langues. Certains affirment même que les processus de pensée impliqués les ont aidés à être des scientifiques plus créatifs.
L'Académie française affirme que les langues régionales de France sont partie de son patrimoine de façon tellement évidente qu'il n'est nul besoin de les préserver par la constitution. Ce n'est pas malin. C'est précisément le manque de reconnaissance constitutionnelle qui a empêché la France de ratifier des traités internationaux clés pour préserver les langues minoritaires: les tribunaux ont jugé que la ratification était interdite du fait des principes constitutionnels existants, tels que l'indivisibilité de la République et l'unité du peuple français.
En fait, si on avait attendu quelque chose des gouvernements précédents, le breton, qui est parlé en Bretagne, aurait été éradiqué il y a longtemps. Seule l'obstination têtue des Bretons a empêché que cela arrive, notamment par la création des écoles d'immersion en langue bretonne Diwan dans les années 1970.
Yec'hed mat (santé) à cela, car les langues régionales et minoritaires, comme les espèces en danger, méritent d'être protégées. Les langues qui ne sont pas revitalisées constamment disparaissent. Il est hypocrite que la France, qui est l'une des premières à défendre avec résolution sa propre et élégante langue nationale, refuse ce droit aux régions qui veulent garder leurs langues vivantes et brillantes. La proposition de loi de l'Assemblée Nationale a été refusée la semaine dernière par le Sénat conservateur français. Mais elle pourrait être réintroduite, et elle devrait: pour la science et son riche patrimoine, la France devrait retirer les obstacles constitutionnels le plus rapidement possible, et ratifier la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires.
De la revue "Nature"
Les langues régionales et minoritaires devraient être protégées, en France et ailleurs.
Quelle horreur ! Les 40 membres prestigieux de l'Académie française sautillent sur leurs fauteuils, exaspérés de la proposition de loi de l'Assemblée Nationale qui ferait figurer les langues régionales telles que le breton, l'occitan, le corse, l'alsacien, le catalan et le basque dans la constitution en tant que partie du patrimoine national. Les membres sont particulièrement outrés que les langues régionales soient mentionnées dans le premier article de la constitution, qui définit la France comme une république indivisible, laïque, démocratique et sociale, avant le deuxième article, qui désigne le français comme la langue officielle. L'académie, créée en 1635 pour préserver la pureté de la langue française, a voté unanimement ce mois-ci pour condamner la proposition de loi comme "défiant la logique", et étant une menace pour la nation.
En réalité, "défiant la logique" est une description pertinente du vote lui-même. La mondialisation menace d'ores et déjà la moitié de 6000 à 7000 langues du monde d'extinction. Ce serait une perte dramatique pour l'humanité et la compréhension que nous en avons, au moins parce que la connaissance et la culture sont inexorablement liées avec les langues dans lesquelles elles ont évolué.
Les langues s'enrichissent également entre elles, et fournissent de la matière pour la recherche en linguistique et en histoire. L'autre grande académie de France, l'Académie des Sciences, devrait se faire entendre sur ce sujet.
Le multilinguisme a d'autres atouts pratiques. Les scientifiques français qui parlent des langues régionales en plus de leur langue maternelle attestent que le bilinguisme précoce les a aidés à maîtriser l'anglais et d'autres langues. Certains affirment même que les processus de pensée impliqués les ont aidés à être des scientifiques plus créatifs.
L'Académie française affirme que les langues régionales de France sont partie de son patrimoine de façon tellement évidente qu'il n'est nul besoin de les préserver par la constitution. Ce n'est pas malin. C'est précisément le manque de reconnaissance constitutionnelle qui a empêché la France de ratifier des traités internationaux clés pour préserver les langues minoritaires: les tribunaux ont jugé que la ratification était interdite du fait des principes constitutionnels existants, tels que l'indivisibilité de la République et l'unité du peuple français.
En fait, si on avait attendu quelque chose des gouvernements précédents, le breton, qui est parlé en Bretagne, aurait été éradiqué il y a longtemps. Seule l'obstination têtue des Bretons a empêché que cela arrive, notamment par la création des écoles d'immersion en langue bretonne Diwan dans les années 1970.
Yec'hed mat (santé) à cela, car les langues régionales et minoritaires, comme les espèces en danger, méritent d'être protégées. Les langues qui ne sont pas revitalisées constamment disparaissent. Il est hypocrite que la France, qui est l'une des premières à défendre avec résolution sa propre et élégante langue nationale, refuse ce droit aux régions qui veulent garder leurs langues vivantes et brillantes. La proposition de loi de l'Assemblée Nationale a été refusée la semaine dernière par le Sénat conservateur français. Mais elle pourrait être réintroduite, et elle devrait: pour la science et son riche patrimoine, la France devrait retirer les obstacles constitutionnels le plus rapidement possible, et ratifier la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires. 
Au Plaid Cymru, le "parti dans le parti" plaidera pour l'indépendance du pays de Galles
- par Alexandre
24/06/2008
par Martin Shipton, Western Mail
PLAID CYMRU a accepté le lancement d'un nouveau "parti dans le parti" dont le but sera de plaider pour l'indépendance du pays de Galles.
L'Initiative Indépendance, qui sera annoncée officiellement plus tard dans l'été, est une trouvaille du député de Plaid Adam Price, pour qui il est essentiel que le souhait à long terme du parti soit exprimé, dans l'intérêt de la nouvelle génération.
Bien que ce nouveau groupe ait été soutenu par le bureau national du Plaid, certains hauts dignitaires du parti devraient voir cette initiative comme une distraction malvenue.
Les sondages montrent régulièrement que le soutien des Gallois à l'indépendance s'élève à 10% environ de la population.
Le mois dernier seulement, un sondage a montré que seuls 25% des sympathisants du Plaid étaient en faveur de l'indépendance, avec presque le double préférant un Parlement à l'écossaise, avec des pouvoirs législatifs.
Mais selon M. Price: "Nous avons besoin d'un forum à l'intérieur du parti où nous pourrons débattre de notre objectif constitutionnel de long terme. C'est difficile pour les dirigeants du parti de se concentrer sur l'objectif d'indépendance car ce n'est pas vu comme pertinent dans le cadre actuel du développement politique gallois. Un jour, cependant, le moment viendra où nous devrons nous concentrer sur cette question, et nous devons débattre à l'intérieur du parti de ce à quoi ressemblerait un pays de Galles indépendant. Nous devons aussi créer une nouvelle génération de nationalistes. La majorité des gens qui adhèrent au Plaid désirent passionément que le pays de Galles devienne une nation à part entière, un Etat indépendant. L'Initiative Indépendance fournira un forum où des idées peuvent être développées et des articles publiés. Il n'y aura pas d'adhésion séparée, et bien sûr les gens seront encouragés à prendre part dans toutes les activités du parti. Le message que nous avons besoin de faire passer est que le pays de Galles se retient seulement à cause d'un manque de confiance en lui. Beaucoup de jeunes ont cette confiance, et c'est ce que nous avons besoin de toucher du doigt."
M. Price affirme que le pays de Galles pourrait s'inspirer de plusieurs petits pays qui ont réussi grâce à leur pouvoir de décision lié à leur indépendance: "l'Islande, avec la population de Cardiff, a réussi une croissance économique impressionnante de 10% grâce à un usage imaginatif des outils et des ressources dont ils disposaient. Elle a développé une industrie touristique lucrative et est un leader mondial dans la bioinformatique, en utilisant la mémoire génétique pour faire le diagnostic des conditions de santé."
Selon le député, dans le passé, c'étaient les grandes nations qui dirigeaient le progrès économique grâce à leur accès privilégié aux marchés outre-mer et à leur puissance militaire.
"Dans un monde de marchés globalisés, ce n'est plus le cas. Les petits pays ont la possibilité d'être plus agiles que les géants empêtrés. Souvent, quand nous Gallois visitons des petits pays indépendants à succès, nous avons des sentiments partagés entre l'admiration et le regret. Admiration du fait de ce qu'ils ont pu accomplir, et regret car nous ne sommes pas dans la même situation. Une autre raison pour laquelle les petites nations réussissent, est liée au fait qu'elles ne se posent pas de questions sur les tensions sociales qui existent dans les grands pays. Il n'y a pas autant de contrastes entre les très riches et les très pauvres, mais un plus grand sens de cohésion sociale, avec des gens mieux préparer à faire de grandes choses ensemble.
Je crois fermement que le pays de Galles a pris du retard. Il est possible de dire que, en tant que nation, nous avons été en déclin économique pendant plus de 80 ans, depuis la chute du prix du charbon en 1924.
Parfois des gens utilisent l'argument que nous sommes trop pauvres pour être indépendants. En fait, nous devrions renverser la question et nous demander pourquoi nous sommes si pauvres, et ce que nous pouvons faire contre cela. Il n'y a rien dans nos gènes qui nous rende incapables de gérer nos propres affaires de façon efficace, et je suis convaincu que si nous avions les outils économiques qui vont avec l'indépendance, nous pourrions créer un pays de Galles plus prospère, et confiant en lui-même."
24/06/2008
par Martin Shipton, Western Mail
PLAID CYMRU a accepté le lancement d'un nouveau "parti dans le parti" dont le but sera de plaider pour l'indépendance du pays de Galles.
L'Initiative Indépendance, qui sera annoncée officiellement plus tard dans l'été, est une trouvaille du député de Plaid Adam Price, pour qui il est essentiel que le souhait à long terme du parti soit exprimé, dans l'intérêt de la nouvelle génération.
Bien que ce nouveau groupe ait été soutenu par le bureau national du Plaid, certains hauts dignitaires du parti devraient voir cette initiative comme une distraction malvenue.
Les sondages montrent régulièrement que le soutien des Gallois à l'indépendance s'élève à 10% environ de la population.
Le mois dernier seulement, un sondage a montré que seuls 25% des sympathisants du Plaid étaient en faveur de l'indépendance, avec presque le double préférant un Parlement à l'écossaise, avec des pouvoirs législatifs.
Mais selon M. Price: "Nous avons besoin d'un forum à l'intérieur du parti où nous pourrons débattre de notre objectif constitutionnel de long terme. C'est difficile pour les dirigeants du parti de se concentrer sur l'objectif d'indépendance car ce n'est pas vu comme pertinent dans le cadre actuel du développement politique gallois. Un jour, cependant, le moment viendra où nous devrons nous concentrer sur cette question, et nous devons débattre à l'intérieur du parti de ce à quoi ressemblerait un pays de Galles indépendant. Nous devons aussi créer une nouvelle génération de nationalistes. La majorité des gens qui adhèrent au Plaid désirent passionément que le pays de Galles devienne une nation à part entière, un Etat indépendant. L'Initiative Indépendance fournira un forum où des idées peuvent être développées et des articles publiés. Il n'y aura pas d'adhésion séparée, et bien sûr les gens seront encouragés à prendre part dans toutes les activités du parti. Le message que nous avons besoin de faire passer est que le pays de Galles se retient seulement à cause d'un manque de confiance en lui. Beaucoup de jeunes ont cette confiance, et c'est ce que nous avons besoin de toucher du doigt."
M. Price affirme que le pays de Galles pourrait s'inspirer de plusieurs petits pays qui ont réussi grâce à leur pouvoir de décision lié à leur indépendance: "l'Islande, avec la population de Cardiff, a réussi une croissance économique impressionnante de 10% grâce à un usage imaginatif des outils et des ressources dont ils disposaient. Elle a développé une industrie touristique lucrative et est un leader mondial dans la bioinformatique, en utilisant la mémoire génétique pour faire le diagnostic des conditions de santé."
Selon le député, dans le passé, c'étaient les grandes nations qui dirigeaient le progrès économique grâce à leur accès privilégié aux marchés outre-mer et à leur puissance militaire.
"Dans un monde de marchés globalisés, ce n'est plus le cas. Les petits pays ont la possibilité d'être plus agiles que les géants empêtrés. Souvent, quand nous Gallois visitons des petits pays indépendants à succès, nous avons des sentiments partagés entre l'admiration et le regret. Admiration du fait de ce qu'ils ont pu accomplir, et regret car nous ne sommes pas dans la même situation. Une autre raison pour laquelle les petites nations réussissent, est liée au fait qu'elles ne se posent pas de questions sur les tensions sociales qui existent dans les grands pays. Il n'y a pas autant de contrastes entre les très riches et les très pauvres, mais un plus grand sens de cohésion sociale, avec des gens mieux préparer à faire de grandes choses ensemble.
Je crois fermement que le pays de Galles a pris du retard. Il est possible de dire que, en tant que nation, nous avons été en déclin économique pendant plus de 80 ans, depuis la chute du prix du charbon en 1924.
Parfois des gens utilisent l'argument que nous sommes trop pauvres pour être indépendants. En fait, nous devrions renverser la question et nous demander pourquoi nous sommes si pauvres, et ce que nous pouvons faire contre cela. Il n'y a rien dans nos gènes qui nous rende incapables de gérer nos propres affaires de façon efficace, et je suis convaincu que si nous avions les outils économiques qui vont avec l'indépendance, nous pourrions créer un pays de Galles plus prospère, et confiant en lui-même." 
Le refus par le sénat de la République française d’inscrire les langues dites ’régionales’ dans la Constitution n’a rien de surprenant.
Assurément, pensent-ils, les sénateurs, à l’instar des « immortels » de l’Académie française, que cela porte atteinte à l’identité nationale du peuple français. De ce fait, il est évident que, pour ces personnes, ce sont toutes nos identités, bretonne, basque, corse, alsacienne, occitane etc.. qui s’opposent et nuisent à l’unité et l’indivisibilité de la République française. Si cette dernière n’est pas en mesure de respecter et d’accepter ce que nous sommes, elle ne peut nous demander de l’accepter à notre tour.
Nous n’avons rien à attendre de l’Etat français. Voilà plus d’un siècle que des pétitions en faveur de la langue bretonne circulent avant de finir dans les corbeilles à papier des bureaux de l’administration parisienne. La langue bretonne doit être co-officielle avec le français en Bretagne. Il n’y a rien d’utopique, ni de subversif dans cette affirmation. Cela est le cas dans les autres pays de l’Union Européenne. Ainsi au Pays de Galles, la langue galloise est l’égale de l’anglais depuis 1993 grâce aux Gallois et Galloises, qui l’ont voulu et défendu.
Ce que l’Etat français nous refuse injustement, prenons-le. Les élections européennes et régionales approchent. C’est le moment pour nous Bretons de décider pour nous-mêmes, car finalement, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Seul un pouvoir breton permettra de gérer nos affaires, à commencer par la sauvegarde et la promotion de la langue bretonne ainsi que du gallo.
« La Patrie des Lumières » a une conception bien choquante de la démocratie, ce n’est pas celle des Bretons et Bretonnes, ouverts sur le monde depuis toujours.
Pour le Parti Breton,
Alexandre Delin
Secrétaire de la Fédération Extérieure,
Le refus par le sénat de la République française d’inscrire les langues dites ’régionales’ dans la Constitution n’a rien de surprenant.
Assurément, pensent-ils, les sénateurs, à l’instar des « immortels » de l’Académie française, que cela porte atteinte à l’identité nationale du peuple français. De ce fait, il est évident que, pour ces personnes, ce sont toutes nos identités, bretonne, basque, corse, alsacienne, occitane etc.. qui s’opposent et nuisent à l’unité et l’indivisibilité de la République française. Si cette dernière n’est pas en mesure de respecter et d’accepter ce que nous sommes, elle ne peut nous demander de l’accepter à notre tour.
Nous n’avons rien à attendre de l’Etat français. Voilà plus d’un siècle que des pétitions en faveur de la langue bretonne circulent avant de finir dans les corbeilles à papier des bureaux de l’administration parisienne. La langue bretonne doit être co-officielle avec le français en Bretagne. Il n’y a rien d’utopique, ni de subversif dans cette affirmation. Cela est le cas dans les autres pays de l’Union Européenne. Ainsi au Pays de Galles, la langue galloise est l’égale de l’anglais depuis 1993 grâce aux Gallois et Galloises, qui l’ont voulu et défendu.
Ce que l’Etat français nous refuse injustement, prenons-le. Les élections européennes et régionales approchent. C’est le moment pour nous Bretons de décider pour nous-mêmes, car finalement, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Seul un pouvoir breton permettra de gérer nos affaires, à commencer par la sauvegarde et la promotion de la langue bretonne ainsi que du gallo.
« La Patrie des Lumières » a une conception bien choquante de la démocratie, ce n’est pas celle des Bretons et Bretonnes, ouverts sur le monde depuis toujours.
Pour le Parti Breton,
Alexandre Delin
Secrétaire de la Fédération Extérieure,

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